LA FONDATION

Ses origines

« À Lausanne, la Fondation Charles Veillon perpétue le souvenir d’un grand mécène. (…) Charles Veillon, en effet, fut un mécène dans toute l’acceptation du terme. (…) Il se passionna sa vie durant, pour l’aventure de l’homme aux prises avec ses responsabilités et les exigences de sa liberté, que ce soit dans les domaines de la découverte scientifique, de la création culturelle ou de l’organisation sociale… »

Colette Muret
Biographie

« L’entreprise de vente par correspondance que Charles Veillon a créée n’est qu’un aspect de son œuvre. Le commerçant qu’il fut avait une conscience aiguë de sa responsabilité au sein d’une société de nantis favorisée par les circonstances d’alors. Évitant les pièges de la révolte et du sentiment de culpabilité, il s’engage vers le partage et vers la réconciliation des hommes et les idées.
Voilà ce qui a inspiré l’œuvre de Charles Veillon et son engagement personnel – par des dons et des prêts importants – dans le domaine social, en faveur de la médecine, des sciences et de la culture. Il fut encore à l’origine de trois prix littéraires qui portaient son nom et s’est intéressé à plusieurs initiatives promouvant l’Europe. Il vécut de 1900 à 1971.
Aujourd’hui, la Fondation Charles Veillon poursuit cet engagement et s’efforce de perpétuer l’esprit qui l’a suscité. »

François Jequier
Charles Veillon: Essai sur l’émergence d’une éthique patronale
Edition: Société d’études en matière d’histoire économique, Zürich, 1985

Ses principes

Extrait du texte des fondateurs rédigé à Lausanne en novembre 1972 :

Dans le choix des thèmes et des personnes bénéficiant de notre aide, nous nous souvenons de ce mot de Camus « Il n’y a de dialogue possible qu’entre des gens qui restent ce qu’ils sont et qui parlent vrai. ». Nous sommes convaincus que, dans ces conditions, une confrontation large des hommes et des disciplines est utile. Mais les lieux où cette confrontation est possible sont rares. Nous tentons de les multiplier.

Ses buts

La Fondation Charles Veillon a pour buts :

  • de susciter et d’appuyer toute forme d’activité, toute initiative, toute œuvre et toute recherche visant :
    • à l’instauration d’une éthique du dialogue entre les personnes, les groupes sociaux et les ethnies,
    • à la confrontation méthodologique des opinions et des expériences, des systèmes, des philosophies et des morales ;
  • de promouvoir toute activité, toute pensée, toute œuvre et tout projet :
    • illustrant les facteurs inaliénables de la culture européenne, de sa cohérence dans la diversité, de sa continuité dans le renouvellement,
    • illustrant les exigences que le christianisme y a déposées,
    • illustrant la conception et la pratique fédéralistes, comme principe de vie en commun, de comportement et de gouvernement des personnes, des peuples et des cultures ;
  • d’encourager la recherche et l’application des méthodes requises par l’interdisciplinarité des connaissances, leur enseignement et leur rôle formateur permanent de l’esprit et du comportement.

La fondation n’entre pas en matière pour des soutiens financiers.

Conseil de fondation

  • Lucie Kaennel, théologienne, professeure à l’université de Zürich
  • Josephine Macintosh, juriste
  • Francesco Panese, sociologue, professeur à l’Université de Lausanne
  • Cyril Veillon, président de la fondation
  • Magali Veillon, éditrice
  • Jacques Zwahlen, juriste

Jury du Prix Européen de l’Essai

Les membres du Conseil font partie du Jury

  • Jean-Pierre Hocké, économiste, diplomate, ancien Directeur des Opérations du CICR
  • Joëlle Kuntz, écrivaine et journaliste
  • Antonio Loprieno, égyptologue et linguiste, président des Académies suisses des sciences
  • Hubert Thüring, germaniste, professeur à l’Université de Bâle
  • Michael Wirth, conseiller culturel
Anciens membres

Madame Christiane Asté, théologienne, Lausanne (1999-2010), secrétaire de 2004 à 2007
Monsieur Andris Barblan, historien, Carouge (secrétaire de 1973 à 2004)
Monsieur Ahmed Benani, politologue
Monsieur Edmond Bertholet, notaire, (vice-président de 1972-1993), † en 1993
Professeur Jean-Charles Biaudet, historien, (1981-1998) † en 2000
Monsieur François Bondy, rédacteur, (1972-1991) † en 2003
Monsieur Bernard Böschenstein, professeur, (1999-2018), † en 2018
Professeur Iso Camartin, écrivain, Zürich (1991-1994)
Professeur Fernand Cardis, médecin, (1972-1986), † en 1991
Madame Stéphanie Cudré-Mauroux, conservatrice,
Professeur Pierre du Bois, historien, Pully (1998-2001) † en 2007
Professeur Jacques Freymond, historien, (1986-1993), † en 1998
Monsieur Claude Frochaux, éditeur, Lausanne (1994-2010)
Madame Ghislaine Glasson-Deschaumes, journaliste, Paris (1995-1998)
Professeur Ferdinand Gonseth, philosophe, (1972-1975), † en 1975
Professeur Henri Isliker, médecin, Lausanne (1980-2000), † en 2007
Professeur Georg Kohler, philosophe, Zürich (1998-2007)
Monsieur Hugo Loetscher, écrivain, Zürich (1986-1997) † en 2009
Monsieur Pierre Magistretti, médecin et neurobiologiste, Lausanne (2013)
Monsieur Martin Meyer, rédacteur, Zürich (1995-2000)
Madame Alison de Puymege, historienne, Londres (1986-1993)
Monsieur Jean-Pierre Rageth, théologien, Genève (1997-2010)
Professeur Jean Rossel, physicien, Neuchâtel (1976-1997) † en 2006
Monsieur Denis de Rougemont, écrivain, (1972-1985), † en 1985
Professeur Alain Schaerlig, mathématicien et économiste, Bernex (1972-1975, 1981-2002)
Professeur Jean Starobinski, écrivain, Genève (1978-1980)† en 2019
Professeur Jean Vallat, économiste, Martigny (1972-1994)
Monsieur Pascal Veillon, pasteur, Lausanne (président de 1972 à 2014)
Monsieur André Veillon, ingénieur, Lausanne (1972-2006)† en 2019
Monsieur Jean-Claude Veillon, industriel, Lausanne (1972-2007), † en 2018

Le Fonds Veillon de recherches sur les lymphomes malins

Le Fonds Veillon de recherches sur les lymphomes malins a été créé par Charles Veillon et le Professeur Fernand Cardis en 1957. Placé sous le patronage de l’Université de Lausanne, il est administré par la Faculté de biologie et de médecine de l’Université de Lausanne.

Son activité s’est développée dans de multiples directions sous l’impulsion, notamment, de l’Institut suisse de recherches expérimentales sur le cancer (ISREC).